Musique Classique en ligne - Actualité, concerts, bios, musique & vidéos sur le net.

Musique classique et opéra par Classissima

Mstislav Rostropovitch

samedi 10 décembre 2016


Le blog d'Olivier Bellamy

2 décembre

François Salque, le possédé

Le blog d Il est possédé par la musique, il en tremblerait presque, et les soubresauts de son âme enfiévrée se mêlent aux cordes de son violoncelle rougeoyant. L’esprit est clair, comme le bleu de ses yeux, mais cherchant l’équilibre, frôlant la démence, traversant des gouffres noirs, se riant du danger, pour finalement s’incarner dans un geste impérial. François Salque ne joue pas, il est joué par la musique. Voici son programme : - Extrait de la monographie de Krystof Maratka : Ciganuska - Extrait du CD Fauré avec Eric Le Sage (Romance, Élégie ou Andante de la 2ème sonate) - Extrait du CD Tanguillo avec Vincent Peirani : Seul tout seul / Armaguedon - Quatuor opus 132 de Beethoven - Allegro appassionato plage 5 (quatuor Strada ou quatuor de Tokyo) « Madeleines » : - extrait du Sacre du Printemps - Symphonie Fantastique de Berlioz : Un bal - Extrait d’une des Sonates de Beethoven pour violoncelle et piano : Rostropovitch/ Richter , plutôt la 2ème sonate opus 5

Carnets sur sol

12 novembre

[Carnet d'écoutes n°101] – Tchaïkovski, Symphonie n°6

Comme pour Sibelius ci-devant, simplement quelques impressions dont la formulation est favorisée par l'écoute privilégiée en concert. ¶ Comme toujours, une orchestration vraiment physique (j'ai très souvent entendu la 5, déjà entendu la 1 et la 2, mais jamais la 6 en concert), qui sonne bien au disque mais qui, comme Wagner ou Mahler, révèle l'étendue de sa pertinence dans son impact en salle. Par ailleurs de très beaux alliages (alto-contrebasses au début, les bois isolés ensuite, ou bien la reprise du thème lyrique des cordes du I avec doublure de flûtes et contrechant de hautbois…). ¶ Je reste fasciné par la capacité de Tchaïkovski à inventer de nouveaux instruments : en faisant jouer la même chose à deux bois dans des tessitures précises, il crée une couleur inédite dans l'orchestre. Le procédé n'est pas bien complexe, mais étrangement, je ne l'entends quasiment que chez lui : témoin les clarinettes caverneuses du début de la Cinquième Symphonie (clarinette médium/grave + basson, très fréquent chez lui). Dans le troisième mouvement de la Sixième, c'est une association plus rare flûte médium + basson aigu, qui sonne comme un hautbois aux attaques douces, très étonnant et séduisant. ¶ Ici aussi, c'est peu audible, mais alors que le lyrisme paraît si direct, l'harmonie est d'une densité incroyable – c'est pareil dans ses autres partitions, le début d'Onéguine est d'un chromatisme remarquablement retors… même en réduction piano, ce n'est pas commode à lire ! Ici, cela s'entend tout de même un peu à la fin du premier mouvement, avec son superbe agrégat de cordes à la fin de l'explosion très vive, et les appoggiatures typiquement wagnériennes qui suivent (et se retrouvent en plusieurs instances dans la symphonies). Par ailleurs, j'aime beaucoup ses structures simples – mais qui ne négligent pas les entorses théâtrales à la grande forme. -- Et au disque ? Il existe des dizaines (on doit s'approcher des deux centaines) de témoignages, et considérant à la fois la qualité d'écriture et le fait que tout orchestre prestigieux l'a multi-enregistré, on croule sous les belles lectures. Je me contente donc d'en mettre deux en valeur, très différentes. ¶ Günter Wand avec le DSO Berlin (j'avais déjà loué avec la plus grande vivacité leur Cinquième , lors du 73e carnet d'écoutes), d'une intensité et d'une beauté hors du commun, à la fois généreuse et sombre, exaltée et très intensément timbrée, d'une tension jamais relâchée. Pessimiste et triomphale, désespérée et radieuse, etc. ¶ Lawrence Golan avec l'Orchestre Philharmonique de Moravie. La version de loin la plus rapide de toutes… mais elle ne paraît absolument pas précipitée, au contraire, tout coule de source. Sobriété, évidence, directionnalité, vraiment à conseiller pour tous ceux qui seraient rebutés par l'emphase de Tchaïkovski – et pour les autres, ce n'est pas pour autant un Tchaïkovski-à-rebours (pour ça, il y a Dausgaard qui le joue sans vibrato ; ce n'est pas mal, mais ce n'est pas tout à fait ça). Couplé avec des compositions réutilisant le matériau de Tchaïkovski. Côté intégrales, c'est plus difficile : la Première peut se noyer dans un sirop inoffensif, la lumière légère de la Deuxième se muter en kermesse à cloches, et, le plus frustrant de tout, la danse de la Troisième se perdre totalement… Il en reste tout de même quelques-unes qui échappent remarquablement à ces travers : Masur-Gewandhaus (les couleurs !), Jansons-Oslo (la danse !), Maazel-Vienne (le tranchant), Bernstein-NYP, Poppen-Saarbrücken… Dans celles qui n'évitent pas ces écueils, Litton, Rostropovitch, Temirkanov ou Karajan sont tout de même très valables. Parmi l'assez grand nombre d'autres écoutées, je n'ai pas trouvé beaucoup de satisfactions sans partage sur l'ensemble des six symphonies, surtout les trois premières qui sont les plus délicates.




Classiquenews.com - Articles

1 novembre

Récital de piano : Ludmila Berlinskala à Cortot

PARIS. Salle Cortot, le 4 novembre 2016, 20h30. Récital de Ludmila Berlinskaia, piano : Ravel, Scriabine… Les Français connaissent bien l’éblouissante sensibilité de la pianiste russe Ludmila Berlinskaia : son dernier disque paru sous étiquette Melodya dédié aux flamboyances mystiques de Scriabine (1872-1915) lui a valu de décrocher le CLIC de CLASSIQUENEWS en 2015 (l’un des meilleurs enregistrement paru au moment du centenaire Scriabine en 2015 ). Les parisiens pourront écouter une partie de ce programme discographique alliant tempérament et profondeur, force suggestive et intériorité atmosphérique (10 Préludes, Sonate n°4 opus 30, SOnate n°9 opus 68, sans omettre entre autres le délirant et extatique poème pour piano, chef d’œuvre absolu : « Vers la flamme »… opus 72…). Ludmila Berlinskaïa est la fille du célèbre violoncelliste Valentin Berlinsky, fondateur du Quatuor Borodine. Enfant et adolescente, Ludmila Berlinskaia joue comme actrice au cinéma dans le film « Le Grand Voyage Cosmique », dans lequel elle a chanté « Tu me crois ? » et « La Voie Lactée », véritables succès à la sortie du film. Tourneuse de pages pour Sviatoslav Richter (Sviatoslav TeoSilovitch pour les proches), la jeune musicienne affirme un pur tempérament musical qui ne laisse pas indifférent le pianiste légendaire. Richter ne tarde pas à adorer leur complicité naissante ; Richter l’adopte et lui offre même dans les années 1980, de jouer au piano tout l’opéra de Britten, Le Tour d’écrou pour son festival : Les Nuits de décembre. A Paris, la pianiste joue avec Rostropovitch rencontré à partir de 1990, elle devient une complice subtile, recherchée, profonde… Aujourd’hui, Ludmila Berlinskaia enseigne à l’Ecole Normale «Alfred Cortot» de Paris : elle accompagne de nombreux élèves, leur transmet les secrets de l’art ; parmi ses élèves Arthur Ancelle est devenu son mari. Depuis 2011, ils forments le duo de pianos Berlinskaia-Ancelle, et se produisent dans les plus grandes salles du monde, de Paris à Moscou, entre France et Russie. _______________ Récital de piano : Ludmila Berlinskaia Paris, salle Cortot, vendredi 4 novembre 2016, 20h30 Ravel
 : Valses Nobles et Sentimentales Medtner
 : Sonate Reminiscenza op. 38 n°1 Scriabine Sonate n°2 op. 19 Préludes op. 11 Sonate n°4 op. 30 Poèmes op. 32 Trois pièces op. 45 Sonate n° 9 op. 68 Vers la Flamme op. 72 Ludmila Berlinskaïa, piano RESERVEZ VOTRE PLACE http://www.sallecortot.com/concert/ludmila_berlinskaia_joue_scriabine.htm?idr=5240 Salle Cortot, 78 rue Cardinet 75017 PARIS RESERVATION : Vente en ligne : BilletReduc.com, http://www.lesamisdemarielaure.org Tarifs Tarif normal : 30 € Tarif réduit : 15€ Etudiants, demandeurs d’emploi, moins de 18 ans, dans la limite des places disponibles Tarif ENMP : 15 € Tarif Carte Pass17 : 15 €



La lettre du musicien (Comptes rendus)

30 septembre

Les adieux de Jean-Claude Casadesus à l'Orchestre national de Lille

Après 40 ans d’une activité déployée dans le monde entier, le directeur-fondateur de l’Orchestre national de Lille a symboliquement transmis le flambeau à son successeur Alexandre Bloch au cours d’une soirée de « passation et de bienvenue » que les musiciens se sont partagées dans l’auditorium du Nouveau Siècle. Lorsque le secrétaire d’Etat Michel Guy, chargé de la Culture dans le premier gouvernement Chirac, s’avise en 1975 qu’il est souhaitable, « éventuellement possible » de sauver l’Orchestre radio-symphonique de Lille-Nord-Picardie, personne ne mise un franc sur l’avenir de cette phalange moribonde que le plan de refonte de l’ORTF condamne alors à plus ou moins brève échéance. Personne, sauf Jean-Claude Casadesus à qui l’Etat destine ce « cadeau empoisonné » (sic). Frais émoulu de l’Orchestre des Pays-de-la-Loire, qu’il avait créé avec son maître Pierre Dervaux, l’ex-chef permanent de l’Opéra de Paris, ancien directeur musical du théâtre du Châtelet, releva le défi au-delà de toute espérance, fort de l’appui du maire Pierre Mauroy. Pour son premier concert à la tête de la nouvelle Philharmonie des Flandres (qui n’avait pas même reçu de nom de baptême officiel), Jean-Claude Casadesus, à l’Opéra, dirige les Tableaux d’une exposition et Mstislav Rostropovitch dans le Concerto de Dvorak. 75 musiciens sur la scène, bien davantage d’auditeurs – enfin ! – dans la salle en fer à cheval : le futur ONL était né. C’était le 3 janvier 1976. Il y a quarante ans... A l’époque, le site du Nouveau Siècle n’était encore qu’un gouffre empli d’eau dont témoigne un film d’Henri Verneuil avec Jean-Paul Belmondo. Assemblés dans l’écrin, inauguré en 2013, que le maestro sut conquérir de haute lutte, les 2 000 auditeurs de ce soir mesurent le chemin parcouru. Si l’émotion est palpable, l’acclamation prolongée, l’au-revoir du chef à ses troupes est digne. Le programme a été choisi pour ses “résonnances” singulières. Salut bref, levée, attaque : l’ouverture de Benvenuto Cellini (Berlioz) est la première que Jean-Claude Casadesus a dirigée dans sa ville. Allegro deciso, con impeto, cuivres étincelants, larghetto lyrique, réexposition franche, conclusion fortissimo. Le beau discours vient ensuite. Recevant sa baguette (son tomahawk, dit Berlioz) des mains de Casadesus, Alexandre Bloch, alors, dirige une œuvre d’Hector Parra, compositeur en résidence. Pensée comme un prélude à la 5e de Mahler, InFall (2011), toute en opposition de textures et de timbres, décrit la formation du cosmos du néant à l’éveil de la conscience humaine. Suit le Concerto pour violon en ré mineur de Khatchatourian. C’est cette œuvre, transcrite pour flûte par Jean-Pierre Rampal, son soliste, que Casadesus avait programmée à Carnegie Hall lors de la première tournée américaine de l’Orchestre, en 1984. A l’archet, le bouillonnant Nemanja Radulovic n’entend imiter ni Oïstrakh dans l’une de ses œuvres fétiches, ni Elman ou Kogan : sa voix, ses intentions sont personnelles. Cet enfant-terrible est fait pour l’estrade. Allegro con fermezza aux thèmes contrastés, doubles-croches très serrées, rebonds nets sur les cordes, puis espressivo un rien nasal, dialoguant avec les bois. L’Andante (valsé) est sensible, sans excès de vibrato ni glissades inutiles, le Finale explosif. Rappelé, Radulovic offre une ébouriffante fantaisie de son cru sur le dernier Caprice de Paganini. La soirée se referme avec la suite symphonique intégrale de L’Oiseau de feu, qui figurait au programme de reprise des naufragés de la radio-lilloise (théâtre Sébastopol, 16 juin 1975). Dirigeant de mémoire, rythmiquement impeccable, l’ancien chef assistant du London Symphony fait très forte impression : intelligence, volonté sans défaut, entrées précises, amplitude dynamique remarquable, transitions bien négociées. Restent quelques défauts, mineurs, de mise en place ou d’intonation, des climats à parfaire, des couleurs à creuser, mais l’essentiel promet : sens inné des respirations (donc des silences), des pulsations internes, de la ligne globale, plus le don indéniable de laisser la musique s’écouler naturellement (29 septembre).

Mstislav Rostropovitch
(1927 – 2007)

Mstislav Rostropovitch (27 mars 1927 - 27 avril 2007) est probablement le violoncelliste le plus réputé du XXe siècle. Véritable virtuose qui a marqué le paysage international de la seconde moitié du XXe siècle, il a suscité un nombre considérable d'œuvres (plusieurs centaines) et a poursuivi sa vie durant l'objectif avoué d'offrir à son instrument un répertoire dont il jugeait qu'il était jusqu'alors insuffisant (en comparaison de celui du violon par exemple).



[+] Toute l'actualité (Mstislav Rostropovitch)
2 déc.
Le blog d'Olivier...
12 nov.
Carnets sur sol
1 nov.
Classiquenews.com...
25 oct.
Le blog d'Olivier...
8 oct.
Google Actualité ...
8 oct.
Google Actualité ...
30 sept.
La lettre du musi...
15 juil.
Les bons plans de...
1 juil.
Les blogs Qobuz
23 mai
Classiquenews.com...
11 mai
Le blog d'Olivier...
9 mai
Classiquenews.com...
22 avril
Les blogs Qobuz
14 avril
Le blog d'Olivier...
3 avril
Classiquenews.com...
2 avril
Classiquenews.com...
18 mars
Les blogs Qobuz
15 mars
Classiquenews.com...
15 mars
Le blog d'Olivier...
15 mars
Resmusica.com

Mstislav Rostropovitch




Rostropovitch sur le net...



Mstislav Rostropovitch »

Grands interprètes

Violoncelle Bach Suites Pour Violoncelle Berlin Prokofiev Chostakovitch

Depuis Janvier 2009, Classissima facilite l'accès à la musique classique et étend son audience.
Avec des services innovants, Classissima accompagne débutants et mélomanes dans leur experience du web.


Grands chefs d'orchestre, Grands interprètes, Grands artistes lyriques
 
Grands compositeurs de musique classique
Bach
Beethoven
Brahms
Debussy
Dvorak
Handel
Mendelsohn
Mozart
Ravel
Schubert
Tchaïkovsky
Verdi
Vivaldi
Wagner
[...]


Explorer 10 siècles de musique classique ...